Crash drone : ce moment où j’ai envoyé 4000€ contre un arbre ?

Hello ! Je parie que tu ne savais pas que Les droners n’ont failli jamais exister… Si si je te jure ! Et ça pour deux raisons. On a fait une grosse erreur en achetant notre premier drone et surtout il m’est arrivé de crasher notre drone. J’en rigole maintenant mais je ne faisais pas le malin le jour où c’est arrivé. Les droners n’ont failli jamais voir le jour. Je reviens aujourd’hui sur les débuts de notre blog un petit peu chaotique.

Alors oui ce titre « crash drone » est très fort mais en même temps, je ne fais que t’expliquer ce qui s’est passé. Si je peux t’éviter de refaire la même erreur c’est avec plaisir !

crash drone

Pourquoi le fait de piloter un drone a failli empêcher notre blog de voir le jour ?

Un accident de drone dans le choix !

La première raison est super simple. Comme tu le sais sans doute, le blog s’appelait au tout début FROM THE SKY. L’idée nous est venue car nous étions en Nouvelle-Zélande à cette époque. On pensait faire un blog voyage spécialisé en photos et vidéos par drone uniquement. Mais surtout en français et en anglais. On n’a pas passé plus de deux ans à l’étranger pour enfiler des perles haha ? !!

Bien évidemment pour pouvoir prendre des photos et des vidéos du ciel, il nous fallait ce fameux drone. Alors j’ai passé des heures et des heures à me renseigner sur internet, à lire des articles, à regarder des vidéos sur YouTube des gens qui déballaient leur nouveau drone, des tutos pour savoir comment s’en servir et des centaines de crash drone. J’ai avalé des dizaines et des dizaines d’articles de blogs pour comparer et être sûr que mon choix serait le bon. Et puis n’oublions pas qu’on achetait ce drone tous les deux avec Claire, donc je n’avais pas intérêt de me planter car ça n’engageait pas que moi !

Je me suis donc convaincu ainsi que Claire par la même occasion, à acheter le DJI Inspire 2. Pour faire simple et si tu ne sais pas à quoi il ressemble, c’est un des drones les plus gros et les plus chers du marché. J’étais sûr qu’en achetant celui-là, on aurait le meilleur matériel et qu’on ferait les meilleures photos et vidéos d’Instagram. Et oui, car ce drone est un bijou de technologie. Le côté sécurité qu’apporte ce drone et toutes les aides au pilotage me rassurait beaucoup. Moi qui n’en avait jamais piloté avant, je ne voulais pas me planter…

Mais honnêtement, ça a été une énorme erreur ! Quand je parle de crash drone, ça commence par là…

Tout d’abord car à chaque vol, j’étais hyper stressé d’envoyer 4000€ à la poubelle. Et ensuite car il était beaucoup trop imposant pour des voyageurs comme nous. Malheureusement à aucun moment je n’ai pensé à aller le voir en magasin avant l’achat ou alors me rapprocher d’un club d’aéromodélisme pour l’essayer en vrai. Je te jure, ce drone est immense, c’est un vrai hélicoptère, pas du tout fait pour le débutant et voyageur que j’étais ! C’est pour ça que j’ai décidé de t’expliquer dans un autre article comment j’ai choisi mon deuxième drone voyage et éviter un nouveau crash drone.

Je ne te raconte pas les heures qu’on a passé à chercher comment on allait le transporter dans l’avion, dans le van et pire, pendant nos balades et randonnées. La Nouvelle-Zélande est bien connue pour ça d’ailleurs, un des pays au monde qui comptent les meilleures (plus difficiles peut-être ? ?) randonnées. Imagine-toi partir pour 6 heures de marche avec 11 kg sur le dos ! C’était juste impossible. À ce moment précis, on a carrément pensé à ne pas l’emmener pour notre premier road trip dans l’île du sud avec mon frère (alors qu’on l’avait acheté exprès). Voilà pourquoi notre blog n’a failli jamais démarrer !

Des débuts incroyables pour le blog mais pas pour piloter un drone

On s’est décidé à emmener le drone avec nous pour ce premier road trip. Peu importe ce qui se passera, on essayait coûte que coûte ! On a finalement trouvé un gros sac de voyage pour pouvoir le transporter partout avec nous mais ces conditions de transport n’étaient vraiment pas idéales.

Même si la taille et le transport était devenus de vraies contraintes, nous étions quand même hyper fiers avec Claire d’avoir acheté notre premier drone ! On avait prévu tous les accessoires pour ne rien rater pendant notre voyage. Un chargeur allume-cigare, des batteries et hélices de rechange… on était au top !

Comme je te disais, le premier drone trip s’est déroulé en mai dernier dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, avec mon petit frère venu nous rendre visite. Quinze jours pendant lesquels nous avons fait voler notre drone quasiment quotidiennement. Nous étions trop contents de voir le résultat chaque soir dans le van, avec une bonne bière, de la bonne musique et de la bonne nourriture française que mon frère nous avait ramené ? (c’est franchement ce qui me manque le plus à l’étranger ! ).

Ce premier périple s’est donc super bien passé. Jusqu’ici pas de crash drone, il a fonctionné à merveille et l’idée de créer une vidéo sur ce drone trip nous emballait carrément.

Mon frère est malheureusement reparti en France après deux semaines ? mais la suite du programme qui nous attendait avec Claire allait être incroyable : un nouveau drone trip, dans l’île du Nord cette fois ! Hobbiton, le Tongariro Alpine Crossing, les geysers et sources géothermiques de Rotorua… et j’en passe tellement les activités et choses à voir étaient nombreuses.

Un accident de drone est si vite arrivé !

Lors de notre étape à Rotorua, au coeur de l’île du nord, nous avons décidé de survoler la Redwood Forest avec le drone et de ramener des clichés incroyables.

Et comme nous aimons aussi faire de la vidéo, nous avons eu une idée de plan hyper stylé. Je vous explique :

Claire conduit le van sur une route, au milieu de la forêt et je vole au dessus d’elle puis la dépasse pour donner un effet dynamique. Ça paraît bien dit comme ça, non ?

Et bah pour le coup, ça a été dynamique… J’ai subi mon premier crash drone, il s’est mangé un arbre puis s’est effondré sur la route.

Comment piloter un drone et se prendre un arbre ? ?

Je ne vous fais pas la liste des nombreuses erreurs qui s’accumulent ce jour-là. Car étant débutant, je n’ai pas su analyser tous les risques liés à notre idée géniale !

J’ai activé le mode sport pensant que le drone irait plus vite pour suivre le van (je n’en avais en fait pas du tout besoin). Le drone était alors beaucoup plus nerveux et tous les détecteurs d’obstacles désactivés. Mon manque d’expérience ne m’a pas aidé sur ce coup là ! Voyant le drone dériver sur la droite de la route, je n’ai pas utilisé les bons joystick pour le redresser, j’ai stressé et le crash drone fût inévitable.

Les dégâts ? Le bras gauche cassé ainsi que deux hélices. Ça aurait pu être bien pire tu me diras mais ça nous a tout de même coûté 600$. Et pour conclure en beauté on n’a pas pu filmer l’île du nord. Le drone trip était gâché.

crash drone

On en a pleuré, on voyait tout s’effondrer et je ne voulais plus piloter un drone

On pensait que notre investissement temps/argent partait en fumée. Le moral était à zéro cette journée là et on a même cru arrêter le blog. Tout s’écroulait. Claire était inconsolable et ma gorge toute nouée tellement j’avais honte de ce que j’avais fait. Je me sentais incapable et me suis même demandé si j’avais vraiment les capacités à piloter un drone.

Mais il y avait surtout la Droners Family. On ne savait absolument pas quoi dire ! On avait tellement honte et on s’était mis une telle pression quant à la publication régulière de photos et de stories sur Instagram et Facebook, qu’on n’osait même pas te parler du crash drone.

Nous avons laissé retomber la pression qu’on s’était mise pour finalement relativiser et se dire que ce n’était que matériel. Certes le blog n’aurait pas autant de contenu vu du ciel qu’on l’aurait voulu immédiatement, mais c’est aussi ça la vie : des hauts et des bas ! Je me suis décarcassé pour réparer mon erreur tellement j’avais les boules de ce qui s’était passé…

Heureusement, les réparations n’ont pas pris trop de temps car nous avons trouvé un réparateur sur Auckland qui a pris le drone en urgence. Si tu nous suivais déjà à cette époque sur nos réseaux sociaux, c’est à ce moment là qu’on l’avait annoncé. Et honnêtement, nous avons reçu un nombre incroyable de messages de soutien. Ça nous a fait chaud au coeur et ça nous a beaucoup remonté le moral. Lorsque nous avons récupéré le drone, on était reboosté à fond ! Bon, tout n’a pas été rose tout de suite après, car nous avons eu quelques problèmes avec le drone mais on s’en est rendu compte seulement lorsque nous sommes arrivés à Cape Reinga (tout au nord de la Nouvelle-Zélande). C’était trop tard donc nous n’avons pas du tout pu filmer l’île du Nord. Une bonne excuse pour y retourner ? !

Avec du recul, on se dit aujourd’hui que cette histoire n’est vraiment pas grand chose. Comme je l’ai dit plus haut, c’était uniquement matériel. Mais ce que j’ai ressenti après le crash drone et toutes les questions que je me suis posé sur mes capacités à piloter un drone, ça c’était moins drôle. Il m’a fallu du temps pour relativiser et surtout reprendre confiance en moi. Je comprends aujourd’hui pourquoi certaines personnes ont l’impression de ne pas être capables de piloter car je l’ai vécu moi aussi. J’aurais tellement aimé avoir des conseils et être accompagné à mes débuts. Car sans expérience, sans connaître son matériel ou les lois, on fait des erreurs ! C’est normal mais ça peut coûter cher.

Si nous avons décidé avec Claire de partager notre expérience et nos conseils, c’est pour permettre à tout le monde d’éviter de faire ce genre d’erreurs et ainsi prendre du plaisir en faisant voler son drone. D’ailleurs je te conseille d’aller faire un tour sur le groupe Facebook On voyage avec un drone. Tu trouveras pleins d’informations très utiles ?


Et toi quelle(s) erreur(s) as-tu fait lorsque tu as débuté ? Dis le moi en commentaire.

N’oublie pas de partager, cela pourrait intéresser tes amis ! À très vite, Arthur.

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